Ce que mes larmes m’ont appris en tant qu’entrepeneur

On va éviter les poncifs et les stéréotypes: “tu es une femme donc tu pleures, c’est normal” ou encore “ne t’en fais, tu n’es pas un homme, c’est forcément plus dur pour toi… ce sont les nerfs.. pleure ça ira mieux”.

En plus de me faire sortir de mes gonds… et de me rendre limite agressive option amazone prête à scalper la première salade venue, ce genre de remarques sur les larmes ou nos supposées réactions émotionnelles sur dimensionnées m’agacent au plus haut point.

Ok… je ne suis pas la personne la plus fifille de la terre.. Si on m’appelle “Princesse’, j’ai tendance à vous regarder avec un air suspicieux voire sceptique et si on me demande quel genre de teinte de rose j’aime… on risque de ne plus être pote longtemps.

Relation de cause à effet ou simple erreur tactique, il est donc admis que:

  • si je pleure, c’est parce que je suis ne pas capable
  • si je verse une larme, c’est parce que je n’ai aucun coeur (normal quand on n’est pas une “vraie fille”, on ne pleure pas…)
  • si je ressens des émotions, c’est parce que je ne peux pas être un bon entrepreneur.

 

OK…. alors on remet tout à plat et on profite de l’Avent pour faire le bilan. (faire un bilan avant.. voilà bien une idée d’entrepreneur…)

Après les événements dramatiques de Novrembre et le raz de marée d’émotions qui passent, il a bien fallu faire le tri… peut-être encore plus parce que mon “premier” métier est largement lié à ce que les politiques et les spécialistes du terrorisme ont réclamé x fois sur y plateaux télé.

Mon premier métier c’est d’être criminologue… pas comme ceux qui existent en France et qui sont souvent auto proclamés, ancien photographe, auteur de romans ou de livres pour enfants… pas non plus psychologue ou version pop up de scènes de crime… J’ai “juste” passé 14 ans de ma vie à me former en criminologie pour décrocher mon doctorat à Montréal et m’entendre dire en rentrant ici, en France, dans ce pays qui devrait être le mien que mon doctorat ne servait à rien…

Alors, oui, j’ai pleuré… de rage, de dégout en voyant que je ne servais à rien pour personne… que les années de sacrifice ne valent rien devant un pseudo conseiller comm’ débarqué de l’ENA avec son costume cintré et sa ceinture aussi étriquée que son humour.

J’ai pleuré longtemps et souvent en pensant que je ne trouverais pas de solutions, que j’avais échoué sur toute la ligne… que j’allais faire des ménages pour survivre (avec tout le respect que je dois à ces femmes et à ces hommes qui rendent notre quotidien plus propre).

Quand j’y repense, j’ai parfois le coeur qui se sert en pensant que j’ai commis autant d’erreurs et en ne comprenant plus tôt que les larmes n’étaient pas une preuve de ma faiblesse mais plutôt le symbole de ma détermination, de mon courage et de mon envie de vivre dignement du travail que je pouvais fournir.

les larmes n’étaient pas une preuve de ma faiblesse mais plutôt le symbole de ma détermination, de mon courage et de mon envie de vivre dignement du travail que je pouvais fournir. -Ophélie B.

Je m’étais juste trompée sur la forme mais le fond y était encore. Je n’avais pas tout perdu, j’avais juste besoin de faire le point, de faire le bilan de ces années de travail acharné et de trouver un moyen pour en faire quelque chose d’utile pour le plus grand nombre.

 

 

J’ai longtemps eu honte de mon métier, honte de dire que j’ai un Doctorat mais, après tout, je ne l’ai volé à personne et vous qui me suivez depuis un an maintenant, vous avez appris à me connaître.

Vous êtes la raison pour laquelle je développe tous les jours de nouveaux produits, vous me rendez meilleure en me permettant d’être fière de moi, en me laissant vous aider et en partageant votre plus précieuse ressource: votre temps.

Partager votre quotidien ou vous croiser durant des événements ponctuels reste et restera un privilège que je savoure à chaque fois.

Alors, oui, cette année, depuis mon retour de Montréal, j’ai beaucoup pleuré… et j’ai pleuré aussi en 2015 mais les larmes n’avaient pas la même saveur. J’ai pleuré de joie, de reconnaissance et de gratitude. J’ai pleuré pour laisser partir ce trop plein d’émotions qui nous rend humain.

Etre entrepreneur et être une femme ne nous rend pas insensible ou incapable d’exister. Etre entrepreneur et être une femme est l’occasion de montrer qu’on est tous capable de suivre nos rêves, qu’on a tous quelque chose qui nous rend unique (peu importe comment on l’exprime).

Etre entrepreneur et être une femme est l’occasion de montrer qu’on est tous capable de suivre nos rêves -Ophélie B.

Pour être totalement honnête, cette semaine, j’ai pleuré comme une madeleine (normale, je suis lorraine) en rentrant d’un événement que j’avais organisé pour un groupe de femmes chefs d’entreprise en Lorraine.

Grande introvertie devant l’éternel, c’est toujours un défi pour moi de me mettre en avant alors que j’aime tellement la quiétude des coulisses. Cette soirée a été un vrai succès humain et une belle expérience en tant d’entrepreneur…

Pleurer, hurler, crier, s’énerver… ce n’est peut-être pas idéal comme manière de gérer nos émotions mais au moins c’est une manière, c’est ma manière d’avancer… Loin d’être parfaite, je cherche juste à faire de mon mieux chaque jour pour que mes clients, pour que vous, soyez satisfaits de ce que je peux vous proposer.

Il n’y a pas de honte à avoir parce qu’on pleure et que notre mascara coule. Je suis unique et mon entreprise l’est aussi!

En attendant la semaine, je voulais vous annoncer 2 nouvelles:

  • le lancement d’un nouveau cours de 30 jours qui sera gratuit UNIQUEMENT pour les inscrits de janvier 2016 (pour être prévenu du lancement de ce cours qui a déja aidé plus de 200 femmes chefs d’entreprise à faire le point sur leurs besoins et à programmer leur succès sur 12 mois, envoyez moi votre adresse mail à ophelie@opheliebottin.com)
  • des offres spéciales dans la section boutique durant le mois de DÉCEMBRE UNIQUEMENT

Prenez bien soin de vous et à la semaine prochaine…